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Kit biodiversité pour écosystéme truffier

(Code: AMPA3)
Nombre d'arbustes du kit :
15,00 €
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A partir de51021
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Kit biodiversité pour écosystéme truffier
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Quantité commandée :
A partir de 5 kits
A partir de 10 kits
Au delà de 20 kits
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Actuellement la recherche s'intéresse fortement aux relations symbiotiques complexes qui se développent dans la communauté végétale du biotope truffier mais leurs effets positifs sont connus depuis longtemps des trufficulteurs.
Alexandre de Bosredon observait déjà, dans son manuel de 1887, que la récolte des truffes était toujours plus abondante à proximité de certains arbustes.
Puis Chevalier et Frochot, scientifiques de l'INRA, ont dressé dans leur ouvrage de 1997, l'inventaire des variétés arbustives concernées par ces interactions racinaires.
Enfin et plus prés de nous, en 2015, la jeune chercheuse Elisa Taschen a consacré une grande partie de sa thèse à ces interactions racinaires spécifiques.
Sans avoir pour l'instant d'explications plus précises, bornons-nous à constater que, en concentrant le mycélium de la truffe dans le sol, ces plantes auraient un effet "facilitateur" sur le fonctionnement de l'écosystème truffier global, un peu comme un activateur de production.
Pour plus d'informations, de références et de lecture, voir notre folio
"Le cortège floristique" .

Nous avons donc élevé et sélectionné les plus beaux spécimens de ces essences arbustives, à vous de les incorporer à vos plantations pour recréer une structure floristique biodiversifiée telle qu'on peut la rencontrer dans d'une truffière naturelle.

Les arbustes de 20 à 40cm sont livrés en godet et sont à planter autour des plants truffiers, généralement en triangle. Il est aussi possible de les incorporer lors de la plantation d'une haie truffière en les intercalant entre les plants mycorhizés.

Le groupe comprend 14 variétés d'arbustes différentes, le détail est donné ci-dessous.
A la commande, lors du choix des options intermédiaires (3/6/9/12), nous envoyons des essences différentes, choisies aléatoirement dans le groupe.
 
Aubépine
 (Crataegus Monogyna)
Alisier blanc
 (Sorbus Aria)
Alisier torminal
 (Sorbus Torminalis)
Bourdaine
 (Frangula Alnus)
Cerisier St Lucie
 (Prunus Malaheb)
Cormier
 (Sorbus Domestica)
Cornouiller sanguin
 (Cornus Sanguinea)
Cornouiller mâle
 (Cornus Mas)
Eglantier
 (Rosa Canina)
Genévrier commun (Juniperus Communis)
Merisier (Prunus Avium)
Pommier sauvage (Malus Sylvestris)
Prunelier (Prunus Spinosa)
Troène (Ligustrum Vulgare)
Deux soucis majeurs accompagnent toute réalisation d'une plantation truffière : placer les plants mycorhizés dans les meilleures conditions de reprise/croissance possibles et limiter au maximum les entretiens ultérieurs en évitant la concurrence herbacée à leur pied.
Le paillage est la technique qui permet de réunir ces deux objectifs : d'une part, il réduit l'évaporation et garde l'humidité racinaire et d'autre part, il bloque la croissance des végétaux voisins en les privant de lumière.
Il existe un grand nombre de matériaux possibles pouvant être utilisés à cet usage mais tous présentent à nos yeux des inconvénients :

Les films plastiques ou les textiles synthétiques tissés (polyéthylène, polypropylène) :
En dalles ou rouleaux, très fins, souples, faciles à découper et à mettre en œuvre, efficaces et d'un prix modéré ils sont très utilisés par beaucoup de professionnels.
Ils présentent toutefois plusieurs inconvénients environnementaux majeurs :
La forte chaleur régnant l'été sous ces bâches détruit non seulement les repousses herbacées mais également la microfaune du sol et l'appauvrit.
Leur fabrication mobilise des réserves fossiles non renouvelables et ils génèrent des résidus toxiques en se décomposant dans la terre ou lors de leur élimination. Leur recyclage est couteux et consomme beaucoup d'énergie. C'est donc un choix peu respectueux de l'environnement.

Les feutres de fibres naturelles :
De plus en plus utilisés pour réaliser des dispositifs de paillage.
Citons par ordre décroissant de durabilité : fibres de coco, sisal, chanvre, jute, lin. Toutes ces fibres sont dites "agro-sourcées", c'est-à-dire issues de matières renouvelables. Leur impact écologique est inégal car certaines fibres sont de production locale alors que d'autres nécessitent des importations sur de très grandes distances. Ces matériaux sont malgré tout non polluants et se dégradent naturellement sur le lieu de plantation au cours des 24 à 40 mois suivants, selon la nature des fibres et les conditions climatiques. Livrés en rouleaux ou en dalles prédécoupées de diverses épaisseurs, un agrafage est conseillé sur les paillis plus fins en station ventée ou pentue et seuls les plus épais seront à même d'étouffer les germinations parasites et ralentir l'évaporation. L'inconvénient majeur de ces derniers étant qu'ils absorbent comme des éponges un fort litrage de précipitations qui, de fait, n'arrive jamais au plant puisqu'il s'évapore ensuite très vite sous l'action du vent. Pour finir notons le prix encore relativement élevé de ces matériaux ce qui limite beaucoup leur utilisation à grande échelle.

Les écorces :
Les écorces de pin, d'un prix modéré, offrent une bonne durabilité mais acidifient fortement le sol, elles sont donc bien entendues déconseillées dans le cas d'un paillage de plants truffiers.

Les pailles, paillettes, pailles de céréales :
Ces sous-produits de l'agriculture sont généralement disponibles sur place et totalement écologiques et naturels. Peu onéreux, ces paillages sont toutefois longs à installer car la couche doit être suffisamment épaisse pour ne pas laisser filtrer la lumière ce qui implique un grand nombre de bottes et de la manutention. Leur efficacité est réduite dans le temps car leur dégradation est très rapide (quelques mois au mieux) et il faut renouveler plusieurs fois l'application. L'humidité permanente des produits en décomposition séduit limaces et vers qui attirent à leur tour certains animaux comme les sangliers, pas vraiment souhaitables dans une exploitation truffière. De nombreuses graines sont souvent contenues dans ces résidus et, les conditions étant idéales, germent à la première pluie.
Ce type de paillage peut également être utilisé en période hivernale pour se protéger des effets d'une gelée légère ce qui explique que de nombreux trufficulteurs, sentant le froid arriver, épandent ou recouvrent leurs brulés les plus prometteurs … pour protéger la récolte.
Il faut noter que la dégradation des pailles, tout comme le BRF ou les résidus de tonte, apporte du potassium mais consomme l'azote du sol.

Résidus de tonte, broyage vert, Bois Raméal Fragmenté (BRF) :
A utiliser une fois secs avec les mêmes avantages et inconvénients que les pailles. 
Attention plus la proportion de bois sera importante et plus la consommation d'azote du sol sera forte pour le dégrader.
Les trufficulteurs désirant travailler le sol autour de leurs plants devront également tenir compte que ce type de paillage se retire et se replace plus lentement qu'une simple dalle et qu'un apport de complément est systématiquement nécessaire pour remplacer la matière dégradée.



La saison de plantation est maintenant terminée : les plants truffiers ne sont plus livrables. La prochaine saison ouvre courant Octobre 2018 mais, si vous passez votre commande à présent, vous bénéficierez de notre tarif spécial "intersaison" et serez livré, en priorité, dés la certification de la nouvelle production.

En savoir plus …